mardi 10 mars 2009

Formations

2015 - Certification d'Expert en FENG SHUI et Géobiologie, EFFS

2012 - Maîtrise d'Ouvrage Publique, Université de Lorraine

2008 - Diplôme d’Architecte d’Etat, ENSA

2008 - Architecture, Théorie et Critique, Master, EAN
Dans le cadre d’un Master, projet de requalification des centralités urbaines émergentes. Elaboration d’une utopie concrète ou réalisable, découlant d’une réflexion sur la verticalité et la mixité. Projet d’une tour, place de la République à Nancy, accueillant un programme mixte, et s’insérant dans les nouvelles perspectives urbaines visées par le nouveau plan d’urbanisme de Jean-Marie Duthilleul.
Dans le cadre d’un mémoire de fin d’études, essai sur une redéfinition de l’architecture contemporaine et de son enveloppe, du rapport entre l’enveloppant et l’enveloppé faisant émerger un nouvel espace transitionnel et séquentiel.

2007 - Architecture, Histoire et Patrimoine, Master, EAN
Projet de requalification et réhabilitation d’un édifice ancien, la Porte des Allemands à Metz. Relevé et diagnostic du bâtiment (pathologies constructives). Projet de réutilisation et de mise en valeur de l’édifice. Adaptation d’un programme et de normes réglementaires à une structure ancienne. Etude des principes de consolidation et de réparation des altérations en accord avec le projet.

2006 - Urbanisme et Territoires, EAN
Requalification urbaine et architecturale du centre-ville de Sallanches, Haute-Savoie 
(TPFE cycle DPLG)

2005 - Architecture publique, EAN
           Muséographie et Scénographie, EAN
Etude des différentes techniques de construction, des systèmes de représentation, des typologies au sens formel et socioculturel, de l’évolution des structures de production dans un système donné.
Extension et restructuration du musée lorrain situé au coeur du centre historique de Nancy. 

2004 - Habitats et Cultures, EAN
Préparation à l'intervention architecturale et urbaine hors Occident, dans situations d'interculturalité. 
Requalification urbaine et mise en valeur du patrimoine architecturale de Kumkapi, centre historique d'Istanbul, Turquie.
Urbanisation métropolitaine, PDL de Montevideo, Uruguay.
Workshop avec Edgardo J.Martinez Camarote et Pablo Ligrone

2003 - Urbanisme, Patrimoine et Réhabilitation, EAN
           Villes et Sociétés, EAN
Connaissance de la génèse des territoires urbains et ruraux contemporains et des enjeux de projet qu'ils représentent aujourd'hui. 
Projet d'aménagement et de développement urbain, Porte Verte, Essey-les-Nancy
Requalification architecturale et urbaine du quartier Jartom, Tomblaine
Requalification architecturale et urbaine du quartier de la Croix de Metz, Toul
Workshops effectués au Danemark, en Suède et en Allemagne

2002 - Projet de Logements collectifs
Conception d'un ensemble résidentiel de 45 logements, rue de Phalsbourg, Nancy
Analyse urbaine et projet architecturale, Saint-Jacques-de-la-Lande

1999 - DEFA, Diplôme d'Etudes Fondamentales en Architecture à l’Ecole d’Architecture de Nancy (EAN)

1996 - Bac S avec spécialité Mathématiques au Lycée du Mont-Blanc à Passy (74)

Expériences professionnelles


Feng Shui Nancy, Nancy depuis septembre 2015
Consulting en Feng Shui
Aménagement d'espaces pour Entreprises et Particuliers


Agence d'Architecture ABC&Associés, Essey-les-Nancy
avril 2012 - avril 2014
Architecte chargée de projets 
Missions de Base, EXE et OPC



Atelier du Rempart, Lunéville
octobre 2011
Architecte assistante
Etudes et conception



Mairie d'Epinal, Pôle de Développement Urbain, Epinal
septembre 2011
Chargée d'Opérations
Etudes PRU



Agence ANDRE&MOULET Architecture, Nancy
novembre 2010 - avril 2011
Architecte assistante, Etudes Conception et Réalisation - Concours


Agence d’Architecture György KEVES, Budapest
juin 2006 - octobre 2006
Dessinatrice projeteuse
Conception et Modélisation 


Communauté Urbaine du Grand Nancy, Nancy
mai 2005 - septembre 2005
Chargée de médiation culturelle et des publics
Référente sur site d'exposition, chargée d'animation, visites commentées, ateliers d'enfants, rencontres-débats, tables rondes, découverte de nouvelles formes d'expression artistique



ARIM Lorraine et Ecole d'Architecture, Nancy
mars 2005 - avril 2005
1ère Assistante technique in situ auprès du commissaire
Montage de l'exposition d'art et d'architecture contemporaine "Avenirs de villes" dans le cadre du programme Nancy 2005, le temps des Lumières



Bureau d’Ingénierie BECSI-EIC, Nancy
juillet 2003 - octobre 2003
Dessinatrice projeteuse
Etudes techniques tous corps d’Etat 



Agence d’Architecture François SILVY-LELIGOIS, Nancy
octobre 2000 - janvier 2002
Dessinatrice projeteuse
Création d’une Agence d’Architecture 



Agence d’Architecture P.MAURAND et F.SILVY-LELIGOIS, Nancy
juin 2000 - septembre 2000
Dessinatrice projeteuse
Etudes - Conception - Chantier


Agence d’Architecture Christiane TOURNIER, Nancy
mars 1999 - juin 1999
Dessinatrice projeteuse
Etudes - Conception - Chantier


Mairie de Passy, Services Techniques « Foncier », Passy
juillet 1998 - septembre 1998
Agent administratif
Elaboration PC - Remise à jour Cadastre 



Entreprise Berruex, Construction de chalets à ossature bois, Passy
septembre 1997
Stage ouvrier
Etude et mise en œuvre Construction Bois 



EDF Energie Alpes, Service Communication Externe, Passy
juillet 1996 - juillet 1997
Agent de communication
Participation CE (collectivités locales) - Exposition « EDF et l’eau »





Projet de fin d'études 2008

Quartier centre-gare à Nancy
Ce travail est l’aboutissement d’une réflexion portée sur l’espace urbain en centre-ville et particulièrement sur les centralités émergentes (centres d’agglomération) qui modifient la configuration de certains quartiers. C’est le cas de la ZAC Nancy Grand cœur, qui fait actuellement l’objet d’un plan d’aménagement de l’architecte Jean Marie Duthilleul.


Les nouvelles centralités occupent un espace beaucoup plus complexe, plus vaste, plus hétérogène, plus ambigu, aux contours souvent flous. C’est l’espace de l’entre_deux, l’espace directement connecté aux réseaux qui fragmentent l’espace proche pour se lier au lointain. Ces espaces hétérogènes, résiduels parfois congestionnés, sont ou ont été souvent maltraités.
L’enjeu du projet architectural et urbain que l’on se propose de faire dans un site sensible aux forts potentiels reconnus.

Ainsi, le rôle de l’architecture est de rendre lisibles et visibles ces étendues et de leur conférer un réel statut de rotule urbaine, d’articulation, de recréer le contact et la proximité là où elle ne l’était plus. Elle doit conserver ou retrouver une dimension humaine et quotidienne aux travers de lieux communs, de parcours, de seuils permettant une évolution progressive et séquentielle des sphères publiques aux sphères privées. Le projet insistera donc sur les notions de proximité, d’urbanité et d’intimité, qu’elles soient intérieures ou extérieures. Il s’agira de proposer une réflexion sur la centralité et sur la verticalité à travers un projet de place et d’hôtel.

J’ai choisi de travailler sur le secteur de la place de la République pour plusieurs raisons :
Tout d’abord car il me semblait intéressant de compléter cet espace central du secteur gare.
Ensuite, car cet espace intermodal, d’échanges et de passage présente des opportunités en terme de transition, de par sa topographie ; topographie qui allait être à mon sens l’enjeu du projet architectural et urbain et le moyen de le relier aux autres espaces.
Malgré ses caractéristiques, ses potentialités, la place de la République m’apparaît être un espace résiduel qu’il est nécessaire d’articuler pour lui donner un réel statut de place, au sein d’une organisation plus large d’espaces publics en cœur d’agglomération et en lien avec les bâtiments environnants.

Pour ces raisons, je me suis fixée plusieurs objectifs :
_Densifier le site
_S’implanter en cohérence avec le projet de Jean-Marie Duthilleul
_Respecter les alignements avec les îlots existants et les axes structurants
_Redonner une façade à la place de la République et lui conférer un réel statut de place publique tout en conservant les transitions, les flux et les usages actuels

Ma démarche a été de réfléchir non seulement à l’espace construit mais aussi à l’espace évidé pour structurer un projet en rapport avec la topographie et la morphologie du site.
Je suis partie de la volonté de créer une continuité à la fois horizontale et verticale.

-1 socle qui est :
Un élément de transition topographique
Un élément qui accueille des fonctions et des usages
Une assise à la verticalité

- 1 marche urbaine qui permet :
Une place haute qui assure la continuité avec les flux de l’avenue Foch
Une place basse qui s’inscrit dans la place de la République

- 1 tour qui est
Un élément vertical urbain fort qui dialogue avec les éléments verticaux existants (tour Thiers, tour Kennedy, tour Joffre)

- 1 dynamique
grâce à laquelle l’architecture horizontale se déroule pour créer la verticalité

- 1 enveloppe
telle une protection elle permet à l’architecture d’être à la fois surface et enveloppement.


Le diagramme qui suit nous montre la répartition des espaces au sein du projet.
- Une distribution verticale, sur laquelle se connecte un noyau essentiel : les espaces d’accueil et de réception


- Des salons qui sont la continuité naturelle des circulations horizontales et qui s’enroulent autour d’un axe vertical.

- Des espaces d’activité et de convivialité contenus à la fois à la base du projet comme à son extrémité.
- Des espaces techniques et des parkings.

- Des espaces d’intimité : les chambres qui s’enroulent autour des salons et par conséquent se déroulent suivant le même axe vertical.

- Une enveloppe : une résille qui prend racine depuis le noyau pour se déployer tant sur la verticalité que sur l’horizontalité.

La mise en relation de ses espaces prolonge la dynamique urbaine en une dynamique architecturale ;

Présentation des plans architecturaux

Plan masse
Le niveau de référence est celui de l’avenue Foch.

Le niveau R-1 permet l’accès au bâtiment depuis deux entrées.
Au carrefour des avenues Foch et Mazagran, le socle évidé forme un creux éclairé par le patio. Il appelle le passant et l’invite à pénétrer dans le bâtiment. Ce porche marque un premier seuil qui se poursuit par une galerie, sas d’entrée vitré le long du patio. Passé ce premier filtre, l’usager arrive dans le hall d’accueil où l’espace semble se dilater tant dans sa largeur le long du patio, que dans sa hauteur sur deux niveaux. L’espace du hall Ce premier hall se caractérise par sur Arrivé sous ce porche, on emprunte une galerie vitrée sur le patio qui mène au hall d’accueil. Cet espace est traité de façon Après avoir longé Il arrive dans un ainsi permet l’accès , ou depuis la rue Mazagran à l’espace principal d’accueil qui se connecte soit à l’espace de remise en forme que nous venons de voir, soit aux niveaux supérieurs de l’hôtel.

Au niveau R-2, sous la place de la République, les espaces d’activité se déroulent autour de plusieurs patios. La piscine, l’espace spa autour du patio principal, et des salles de sport et de remise en forme autour de deux autres patios. Un espace de convivialité, bar/détente représente le noyau autour duquel s’articule l’ensemble de ces fonctions et auquel on accède depuis le niveau R-1. La structure de cette base est composée de voiles de béton qui rythment tant les parcours que les espaces.

Le niveau rez de chaussée est lui accessible depuis l’avenue Foch, par une esplanade qui prend le statut de place haute, et de marche urbaine, car elle assure la transition avec la place de la République en contrebas. Un espace d’expositions temporaires et le hall d’accueil se répartissent autour du patio.

Le niveau R+1 permet à ces espaces de bénéficier d’une double hauteur et accueille les bureaux de l’administration.

C’est à partir de ce niveau que l’on progresse verticalement en se détachant du socle.
Je reviendrai par la suite sur les plans des chambres ;

La coupe sur le hall nous montre la répartition des espaces d’accueil et d’activité autour de deux patios : Ces deux patios prennent naissance dans le socle et représentent des puits d’air et de lumière autour desquels s’articulent les fonctions.

Le patio principal symbolise à la fois la connexion visuelle avec la place de la République, la transition topographique entre les différents niveaux, et l’assise de l’édifice. Cet espace riche et inédit est un espace partagé et ouvert sur la ville qui relie les différents programmes et activités.

Les espaces d’accueil et de réception en jaune caractérisent clairement la continuité du cheminement depuis la rue, dans et à travers la tour, de façon séquentielle. Au fur et à mesure des étages se déroulent autour du noyau de circulation vertical, les espaces d’intimité (chambres) et les espaces de détente (salons) pour aboutir au bar et restaurant des trois derniers niveaux, et sur l’attique à une terrasse panoramique. Le dispositif spatial consiste à séparer les fonctions de manière séquentielle tout en les reliant au moyen d’une trajectoire commune qui fait apparaître un espace collectif autorisant des interactions entre les divers utilisateurs du bâtiment.

Le dispositif se traduit en une dynamique d’enroulement et de déroulement se retrouve également dans l’agencement des plateaux, et dans le dessin des chambres et des suites. Les espaces d’intimité sont structurés autour de vides (double hauteur) ou d’espaces collectifs (salons).

Cette logique se poursuit dans l’intérieur des chambres, où les espaces se déploient autour de patios. Ce dispositif spatial est permis par une structure poteaux poutres.

La résille permet de poursuivre le travail de relation entre l’intérieur et l’extérieur. Cette enveloppe agit comme un filtre protecteur qui génère des jeux d’ombres et de lumière au fur et à mesure de la journée et des cadrages sur la ville depuis les différents espaces.

Décollée de la façade, elle dessine le vide de l’entre deux, tel un coussin d’air, une respiration qui file et enveloppe les parois vitrées de l’édifice.
Cette architecture contextuelle puise ses forces dans son urbanité. Grâce à un dispositif spatial simple et dynamique, prenant racine dans l’implantation urbaine et se développant dans le dessin architectural, elle permet d’accueillir un maximum d’interactions sociales et une flexibilité de l’espace.

« Résumons les caractères principaux d’un rhizome : à la différence des arbres ou de leurs racines, le rhizome connecte un point quelconque avec un autre point quelconque, et chacun de ses traits ne renvoie pas nécessairement à des traits de même nature, il met en jeu des régimes de signes très différents et même des états de non-signes. [...] Il n’est pas fait d’unités, mais de dimensions, ou plutôt de directions mouvantes. »

Gilles DELEUZE et Félix GUATTARI, RHIZOME introduction.
Edition de minuit 1976.

Projet Patrimoine 2007 - Réutilisation du Patrimoine militaire à Metz




Exposition “Avenirs de Villes/Future for Cities” 2005

Dans le cadre du programme « Nancy 2005, le temps des Lumières » initié lors de la restauration et du 250ème anniversaire de la place Stanislas, une exposition réalisée à l’initiative du Grand Nancy, s’est déroulée du 7 mai au 22 août dernier sur les 3000 m2 de l’ancienne halle d’usinage d’Alstom (Meurthe-et-Moselle).

L'exposition "Avenirs de villes - Future for cities" met en scène les réflexions de 9 artistes et 12 architectes internationaux sur la ville du futur et confronte leurs visions de la ville contemporaine avec celles de la ville de demain. Elle constitue la suite de l’exposition « De l’esprit des villes, Nancy et l’Europe urbaine au siècle des Lumières 1720-1770 », tournée vers la ville du XVIIIe siècle.
La scénographie que l'on doit à deux jeunes architectes nancéens, se veut originale, moderne et ludique afin d’appréhender quelle sera la ville du IIIe millénaire. Des réponses entre utopies et paradis ou, au contraire, ancrées dans une réalité très cohérente, pratique ont été proposées à travers des projets urbains sous formes de maquettes, de vidéos, de dessins, de montages photographiques, d’images de synthèse, d'installations interactives. Ces oeuvres révèlent diverses visions artistiques mises en scène, constituant une projection des villes d’un futur, peut-être pas si éloigné.


Commissaire de l'exposition : Jean Louis Maubant
Chargé de la production de l'exposition et du catalogue : Bureau des projets/Marianne Homiridis
Scénographie : A.com'architectes/Jean-Christophe Matt & Alexandre Scalabrino

Du 7 mai au 22 août 2005
Ancienne Halle d’usinage – Site Alstom
50 rue Oberlin – 54000 Nancy

Maître d’ouvrage : Communauté Urbaine du Grand Nancy
Maître d’œuvre : ARIM Lorraine

L’exposition a bénéficié du soutien de la Direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA/Ministère de la Culture et de la Communication) et d’un soutien exceptionnel du Ministère de l’Equipement, des Transports de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer et du Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion Sociale (Délégation interministérielle à la ville).


Le propos : "dépasser demain"

[…] La question de la ville future, immanquablement, renvoie aux grandes questions de demain. Des questions qui n’ont pas franchement de réponse, sauf à voir l’avenir soit à l’aune des films de science-fiction ou à lire un peu partout les mêmes hypothèses, que les auteurs soient sociologues, urbanistes, anthropologues ou prévisionnistes. C’est le grand mérite de la Ville et de la communauté urbaine de Nancy d’avoir initié, à l’occasion de l’anniversaire de la place emblématique due au roi Stanislas, un ensemble d’événements, colloques et expositions, sur la ville. […]

Avenirs de Villes/Future for Cities est un des éléments de cet ensemble, une exposition et un livre, consacrés à un futur encore indiscernable, aux difficultés actuelles de l’utopie même et aux éclairages que pourraient nous apporter des artistes et des architectes de diverses générations et d’origines nationales variées. Certains ont animé des ateliers avec la population des favelas, d’autres se sont intéressés aux réponses de l’ordinateur et du film de science-fiction. D’autres encore ont repris le dessin pour dire une ville de contradiction et de confrontation.
La ville deviendra-t-elle un pur – et sinistre – développement de l’anarchie urbaine des banlieues, faisant disparaître chaque jour un peu plus la nature et ses paysages ? Le syndrome Los Angeles ou la ville métastase est évidemment très présent ! Mais tel autre architecte invité propose à la nature de se rebeller et de se faire contexte d’une ville redensifiée. Tel artiste s’est attaché à ces villes qui naissent en plein désert près du Caire et tel autre à ces marquages au sol que l’on trouve dans les lieux les plus déserts du Yémen, préfigurations minimales de villes qui ne verront peut-être jamais le jour. La ville parachèvera peut-être aussi sa grandeur esthétique dans son autodestruction, à moins que le poids de l’histoire et de la nostalgie ne viennent la sauver. […]

Cette promenade offerte au visiteur – entre Chine, Rome, Afrique ou Amérique du Sud, Russie, Espagne et Suède – lui permet de jouer lui aussi, de rebondir sur telle ou telle proposition, de se situer. Les technologies mises en œuvre devraient permettre un dialogue constant entre le public et les propositions des artistes et des architectes et la convivialité sera le maître mot de la scénographie confiée à un jeune architecte nancéien, Jean-Christophe Matt. Installations, maquettes, photographies, films en 3D, matérialisent ces pensées de la ville à venir. Ils sont donc une vingtaine, nés en 1923 ou en 1978, artistes et architectes, Européens, Chinois, Nord-Américains ou Africains, férus d’informatique, ou observateurs scrupuleux de notre quotidien, qu’il soit global (AMOMA/Koolhaas) ou ressenti de manière pointilliste (IaN+, Map Office, Alex S. MacLean, Aglaia Konrad, Jordi Colomer, Didier Fiuza Faustino). L’un imagine la ville de la résurrection ou du baroque à venir (Yuri Leiderman, Bodys Isek Kingelez), quand d’autres explorent les possibilités de l’architecture (Tobias Bernstrup, Nigel Coates, Luc Deleu, Vicente Guallart, Kas Oosterhuis, Claude Parent, Yona Fiedman, Eric Ruiz Geli) ou la ruine de la ville (Yi Zhou). Quant à Daniel Buren, il lui appartenait, d’une part, d’inviter des étudiants de la Kunstakademie de Düsseldorf de participer à ce débat et, d’autre part, de proposer une réflexion critique sur le thème de l’exposition.

Jean Louis Maubant, extrait du texte "Dépasser demain", in catalogue de l'exposition

les artistes & architectes : AMOMA/Rem Koolhaas - Tobias Bernstrup - Daniel Buren & Patrick Bouchain - Nigel Coates - Jordi Colomer - Luc Deleu & T.O.P. Office - Didier Fiuza Faustino & le Bureau des mésarchitectures - Yona Friedman - Vicente Guallart - IaN+/Luca Galofaro, Carmelo Baglivo & Stefania Manna - Bodys Isek Kingelez - Aglaia Konrad - Yuri Leiderman - Alex S. MacLean - Map Office/Laurent Gutierrez & Valérie Portefaix - ONL/Kas Oosterhuis & Ilona Lénárd - Claude Parent - Cloud 9/Enric Ruiz Geli - Yi Zhou - Utopia Station…









L'association .Filigrane

Présentation de l'association et de ses interventions dans le cadre du programme Nancy 2005, Le temps des Lumières

L'association .filigrane est une association dont l'objectif est de mettre en lumière un lieu particulier, de le révéler par une effervescence d'actions relatives à l'architecture, l'urbanisme, le paysage, le design et toute autre forme d'art.
L'association .filigrane se tourne non pas seulement sur l'évènement mais sur le lieu investi à travers l'évènement. Les médiums sont multiples et diversifiés et servent à dévoiler le lieu à tous les publics. A chaque lieu correspond des parcours, des lectures créatives, des discours et des interprétations corporelles.
L'association .filigrane met en place un réseau d'initiatives et d'associations qui travaillent pour un même lieu. C'est pourquoi dans le cadre du programme "Nancy 2005" et de l'exposition "Avenirs de Villes", l'association organise un programme de manifestations pour le site de l'ancienne halle d'usinage Alstom. Ses interventions sont les suivantes :

_RDV minutés
Des visites commentées du site et de l'exposition sont faites par des étudiants des écoles d'architecture et des Beaux-Arts présents de façon journalière sur le site.

_Ateliers d'éveil et de créations plastiques pour enfants et adultes
Les ateliers pour enfants ont pour objectif de recueillir divers regards de différentes générations, sur le lieu investi ainsi que les impressions ressenties, les sentiments perçus durant la visite de l'exposition. Les participants à ces ateliers s'interrogent, s'expriment, témoignent, partagent, au travers de réalisations plastiques pluriformes ayant recours au dessin, au modelage, à la sculpture, aux matériaux composites et de récupération.
Des partenariats avec les écoles, les centres aérés et les MJC ont été réalisés. Ces ateliers se déroulent en journée et sont encadrés par des responsables présents quotidiennement sur le site.
Un atelier en relation avec l'opération annuelle de sensibilisation à l'architecture dans les collèges et les lycées, a été mis en place sur le site.
Les ateliers pour adultes proposent des thématiques doubles telle que Architecture/Sculpture ou Architecture/Photographie. Ils se déroulent sur plusieurs semaines afin de permettre une confrontation des participants avec le lieu et une pratique artistique particulière encadrée par des professionnels.


_Conférences-débats
La thématique développée dans l'exposition "Avenirs de Villes" amène chacun de nous à la réflexion et à la discution autour de la ville d'aujourd'hui et celle de demain. Alors que l'on fête le siècle des Lumières, l'association tente ici d'éclairer tous les public sur les problématiques actuelles soulevées par l'art contemporain, et plus particulièrement sur les visions de "villes à venir". A cet effet, l'association a recensé sur l'ensemble des intervenants, artistes ou architectes, la motivation et la disponibilité de chacun pour un échange sur le site de l'exposition. L'association propose des échanges à caractères multiples tels que conférence-débat ou projection-débat, participation à des ateliers, promotion d'ouvrages ou performances in situ. L'ojectif est de communiquer, de faire échos en réunissant différents acteurs, multiples discours permettant d'enrichir le débat.

_Concours d'idées
Des concours d'idées sont mis en place avec la collaboration de différentes structures scolaires, universitaires et associatives, ouverts à tous et cherchant à impliquer le visiteur dans le lieu qu'il parcourt. Deux concours ont été envisagés : "Regard sur l'existant", concours de photographie dont l'objet est le lieu lui-même et sa place dans la ville ; "Avenir du site", concours au média libre dont l'objet est d'imaginer le lieu dans un futur proche ou éloigné. Le jury se compose de membres choisis dans divers domaines ayant un rapport à l'urbain.

_RDV hebdomadaires
Ces rendez-vous hebdomadaires ont pour but de dynamiser le lieu, le rendre attractif pendant et en dehors des heures d'ouverture de l'exposition, le signaler comme rendez-vous incontournable et prioritaire dans l'agenda de la semaine. Les évènements organisés tous les jeudis permettent de donner un rythme dans la pratique hebdomadaire du site, pouvant aboutir à des réflexes culturels du grand nancéien, proposant ainsi des conférences, débats, lectures et arts du spectacle (musique, danse, théâtre et vidéo).

_Publications
En collaboration avec la librairie Didier à Nancy et éditeurs d'ouvrages d'artistes et d'architectes exposant sur le site, l'association prend en charge un point de vente de de presse spécialisée, de livres et DVD en rapport avec l'art, l'architecture et l'urbanisme, notamment le catalogue de l'exposition "Avenirs de Villes-Futur for cities" ainsique les publications rentrant dans le cadre du programme "Nancy 2005, le temps des Lumières".

photos/Agnès H.

vendredi 13 février 2009

Istanbul 2004



Sallanches 2003


Evolution urbaine de la ville de Sallanches
Requalification du centre-ville de Sallanches
Le projet d'aménagement du "Cœur de ville" a fait l'objet d'une procédure de révision simplifiée du Plan Local d'Urbanisme.

Diagnostic morphologique de la partie centrale de la ville
Sallanches est une ville de plaine. Toutefois son torrent tumultueux, la Sallanche, rappelle son origine montagnarde dès son arrivée, quai Saint-Jacques. Bordé d'espaces publics urbains, le torrent est rapidement absorbé par la ville, civilisé.
Plus loin quai de Warens, il retrouve son cours naturel, sauvage, se réintégrant dans un environnement peu urbanisé. C'est ainsi que de part et d'autre du pont du Mont-Blanc, la Sallanche modèle deux visages différents de la ville.

Au-delà du "Plan Justin", le tissu urbain, toujours régenté par un maillage de voies, devient hétérogène. Maisons individuelles d'époques diverses, immeubles et bâtiments industriels anciens cohabitent. Certains de ces secteurs (parfois pour une part seulement de l'îlot) peuvent être considérés comme des secteurs en devenir. Leur réorganisation urbaine doivent venir épauler l'aménagement de a partie centrale et réaliser un véritable élargissement du centre dans le futur.
L'avenue de Saint-Martin porte mal son statut d'avenue. Son bâti hétérogène et vétuste, l'absence de trottoirs en témoignent. Même le bâti récent, susceptible de constituer des points durs dans le cadre d'une rénovation, n'a pas de présence urbaine. Doter l'avenue de Saint-Martin d'un véritable statut d'avenue est l'un des objectif de restructuration du centre. C'est actuellement une entrée pauvre de la ville.

La réflexion urbaine
L'espace de réflexion est très intéressant de part les éléments constitutifs du site : le torrent de la Sallanche, le "quadrillage d'îlot, l'expression d'un urbanisme fort, la forte présence de la place Charle-Albert.
Entre l'hyper centre et la voie ferrée, on constate un phénomène de dilution du tissu urbain.
Par conséquent, la réhabilitation du centre doit porter également sur ces fragments dilués et chercher en les réorganisant à en faire une partie intégrante du centre élargi.

Le secteur offre des potentialités urbaines remarquables.
Hormis la poste et la mairie, la totalité des équipements publics se situe en dehors de l'aire de l'hyper centre de la ville.
Par conséquent, l'implantation d'un équipement phare peut constituer un élément d'attraction nouveau du centre et agir comme trait d'union avec les quartiers périphériques.
Il existe sur le site des activités commerciales susceptibles de se développer dans le cadre du réaménagement du secteur.

Dans cet ensemble bordant la Sallanche, l'îlot central a toujours constitué, au fil du temps, une exception dans la ville. L'aménagement du secteur central doit à l'évidence s'inscrire dans ce caractère exceptionnel du lieu et proposer un projet permettant de renforcer l'attractivité du centre pour les habitants de Sallanches mais également à l'échelle du Pays du Mont-Blanc. L'amélioration de la qualité des espaces publics urbains et du cadre de vie en matière d'habitat dans le centre constitue le corollaire de l'objectif précédent.

Les scénari urbains envisagés reposent sur une programmation établie en fonction des souhaits de la population. Les dispositions urbaines sont les suivantes:
- des passerelles piétonnes reliant les deux parties de la ville situées de part et d'autre de la Sallanches;
- le réaménagement de la place Charles-Albert sous laquelle prendra place un parking public;
- une promenade le long de la Sallanche, sous forme de quais;
- un équipement touristique culturel et commercial situé en figure de proue des îlots, donnant sur la place Charles-Albert.